{"id":16091,"date":"2025-03-08T08:44:36","date_gmt":"2025-03-08T08:44:36","guid":{"rendered":"http:\/\/fr.africanews.com\/2025\/03\/08\/rdc-a-kabare-le-virus-mpox-sevit-dans-un-contexte-de-conflit-persistant\/"},"modified":"2025-03-08T08:44:36","modified_gmt":"2025-03-08T08:44:36","slug":"rdc-a-kabare-le-virus-mpox-sevit-dans-un-contexte-de-conflit-persistant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afrikmatin.com\/?p=16091","title":{"rendered":"RDC : \u00e0 Kabare, le virus Mpox s\u00e9vit, dans un contexte de conflit persistant"},"content":{"rendered":"<div><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/afrikmatin.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/rdc-a-kabare-le-virus-mpox-sevit-dans-un-contexte-de-conflit-persistant.jpg\" class=\"ff-og-image-inserted\"><\/div>\n<p><strong>Depuis 2024, la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo (RDC) est confront\u00e9e \u00e0 une situation sanitaire pr\u00e9occupante, avec pr\u00e8s de 80 000 cas suspects de Mpox, anciennement connue sous le nom de variole du singe, enregistr\u00e9s \u00e0 travers le pays.<\/strong> <\/p>\n<p>La maladie, qui a d\u00e9j\u00e0 caus\u00e9 1 549 d\u00e9c\u00e8s, touche actuellement 26 provinces du pays. Dans cette situation d\u2019urgence, des \u00e9quipes m\u00e9dicales travaillent sans rel\u00e2che pour soigner les malades dans des conditions de plus en plus difficiles, aggrav\u00e9es par le contexte de guerre qui d\u00e9stabilise le pays.<\/p>\n<p>\u00c0 Kabare, une localit\u00e9 situ\u00e9e dans la province du Sud-Kivu, des infirmi\u00e8res prodiguent des soins dans une tente de fortune pour des patients tels que Patrick Buroko, un malade atteint de la Mpox. Patrick raconte avec \u00e9motion sa difficile exp\u00e9rience : \u00ab Nous souffrons \u00e0 cause de la guerre, les m\u00e9dicaments sont rarement disponibles. Les blessures ne gu\u00e9rissent pas et notre corps tarde \u00e0 se r\u00e9tablir faute de m\u00e9dicaments. Aujourd&rsquo;hui, je me sens mieux apr\u00e8s avoir re\u00e7u un traitement. Les soins que j&rsquo;ai re\u00e7us m&rsquo;ont aid\u00e9, mais restent insuffisants. Au d\u00e9but de la guerre, j&rsquo;\u00e9tais en bonne sant\u00e9, avant d&rsquo;attraper le paludisme, puis le virus Mpox. \u00bb<\/p>\n<p>Ces t\u00e9moignages illustrent bien les d\u00e9fis auxquels sont confront\u00e9es les populations locales, qui doivent non seulement lutter contre une \u00e9pid\u00e9mie de Mpox, mais aussi survivre dans un environnement instable, marqu\u00e9 par des conflits arm\u00e9s. La situation est d\u2019autant plus complexe qu\u2019il est difficile d\u2019acc\u00e9der aux traitements en raison des p\u00e9nuries de m\u00e9dicaments dans les zones affect\u00e9es.<\/p>\n<p>Heureusement, des initiatives commencent \u00e0 porter leurs fruits. Une vaste campagne de vaccination contre le Mpox a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e cette semaine \u00e0 Kinshasa, avec le soutien de l&rsquo;UNICEF. Cette campagne vise \u00e0 prot\u00e9ger plus de 600 000 personnes, dont pr\u00e8s de 47 % d&rsquo;enfants et d&rsquo;adolescents parmi les cas confirm\u00e9s. C\u2019est un espoir de soulagement pour de nombreuses familles qui redoutent les effets de cette maladie contagieuse.<\/p>\n<p>Christine Masumbuko, a eu tr\u00e9s peur pour sa fille : \u00ab Lorsque je suis arriv\u00e9e (au centre de sant\u00e9) avec ma fille, sa temp\u00e9rature d\u00e9passait les 39 degr\u00e9s. On lui a donn\u00e9 des comprim\u00e9s, et lorsque les infirmi\u00e8res lui ont inject\u00e9 le rem\u00e8de, elle s&rsquo;est mise \u00e0 pleurer et s&rsquo;est \u00e9vanouie. Je loue le Seigneur car elle va mieux maintenant. \u00bb<\/p>\n<p>En d\u00e9pit de ces efforts, la situation sanitaire reste tr\u00e8s fragile. Le Dr Serge Cikuro, m\u00e9decin responsable de la zone de sant\u00e9 de Miti Murhesa, souligne que la guerre continue de perturber les soins m\u00e9dicaux dans certaines r\u00e9gions : \u00ab Les patients continuent d&rsquo;arriver, donc nous continuons \u00e0 faire des rapports, mais la zone de sant\u00e9, qui avait quatre centres de traitement, n&rsquo;a plus (\u00e0 cause de la guerre) que deux centres de traitement du Mpox, \u00e0 Lwiro et \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital g\u00e9n\u00e9ral de r\u00e9f\u00e9rence de Miti. \u00bb<\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s sanitaires, en collaboration avec l\u2019Organisation mondiale de la Sant\u00e9 (OMS), suivent de pr\u00e8s l&rsquo;\u00e9volution de la situation. Selon l&rsquo;OMS, bien que des progr\u00e8s aient \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans certaines r\u00e9gions, la situation s\u00e9curitaire continue d\u2019impacter la lutte contre la Mpox. <\/p>\n<p>En effet, la diminution des cas observ\u00e9e dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu semble directement li\u00e9e \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration, bien que partielle, de la situation s\u00e9curitaire. Toutefois, une augmentation des cas confirm\u00e9s de Mpox a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e \u00e0 Kinshasa, ce qui inqui\u00e8te les autorit\u00e9s sanitaires.<\/p>\n<p>La RDC fait face \u00e0 une double crise : une guerre qui d\u00e9stabilise les infrastructures et complique l\u2019acc\u00e8s aux soins, et une \u00e9pid\u00e9mie de Mpox qui touche une grande partie de la population. Si les efforts de vaccination et de traitement continuent de progresser, la situation reste complexe et n\u00e9cessite une solidarit\u00e9 internationale pour soutenir le pays dans sa lutte contre cette maladie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis 2024, la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo (RDC) est confront\u00e9e \u00e0 une situation sanitaire pr\u00e9occupante, avec pr\u00e8s de 80 000 cas suspects de Mpox, anciennement connue sous le nom de variole du singe, enregistr\u00e9s \u00e0 travers le pays. La maladie, qui a d\u00e9j\u00e0 caus\u00e9 1 549 d\u00e9c\u00e8s, touche actuellement 26 provinces du pays. 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