{"id":17037,"date":"2025-03-27T15:35:42","date_gmt":"2025-03-27T15:35:42","guid":{"rendered":"http:\/\/fr.africanews.com\/2025\/03\/27\/the-okwelians-repenser-le-modele-economique-camerounais-business-africa\/"},"modified":"2025-03-27T15:35:42","modified_gmt":"2025-03-27T15:35:42","slug":"the-okwelians-repenser-le-modele-economique-camerounais-business-africa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afrikmatin.com\/?p=17037","title":{"rendered":"The Okwelians : repenser le mod\u00e8le \u00e9conomique camerounais [Business Africa]"},"content":{"rendered":"<div><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/afrikmatin.com\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/the-okwelians-repenser-le-modele-economique-camerounais-business-africa.jpg\" class=\"ff-og-image-inserted\"><\/div>\n<p><strong>Cette semaine, Business Africa met le Cameroun \u00e0 l\u2019honneur avec une \u00e9dition sp\u00e9ciale.<\/strong><\/p>\n<p>Au programme : <strong>The Okwelians<\/strong>, un laboratoire d\u2019id\u00e9es qui mise sur la jeunesse et le secteur priv\u00e9 pour transformer l\u2019\u00e9conomie, le d\u00e9fi de la <strong>valorisation locale du cacao pour une industrie plus comp\u00e9titive<\/strong>, et l\u2019essor de <strong>l\u2019\u00e9levage digitalis\u00e9<\/strong>, une innovation frein\u00e9e par le manque de financements.<\/p>\n<h2><strong>The Okwelians : un laboratoire d\u2019id\u00e9es pour l\u2019avenir du Cameroun<\/strong><\/h2>\n<p>Le think do tank <strong>The Okwelians<\/strong> a pos\u00e9 ses valises \u00e0 Yaound\u00e9, du 19 au 21 mars 2025., pour un sommet strat\u00e9gique de deux jours qui a r\u00e9uni plus de 300 participants, avec pour objectif de <strong>red\u00e9finir les perspectives socio-\u00e9conomiques du Cameroun \u00e0 l\u2019horizon 2035<\/strong>.<\/p>\n<p>Face aux d\u00e9fis \u00e9conomiques et sociaux du Cameroun, <strong>The Okwelians<\/strong> se positionne comme un acteur cl\u00e9 de la r\u00e9flexion et de l\u2019action. Ce Think Do Tank, fond\u00e9 par Ma\u00eetre <strong>Jacques-Jonathan Nyemb<\/strong>, vise \u00e0 encourager la jeunesse \u00e0 s\u2019engager activement dans la transformation du pays.<\/p>\n<p><em>\u00ab Nous avons form\u00e9 pr\u00e8s de <strong>1 000 jeunes<\/strong> en leadership, \u00e9thique et innovation. Nous proposons du mentoring, du tutorat et encourageons le service communautaire \u00bb,<\/em> explique l\u2019avocat. Mais <strong>The Okwelians<\/strong>, c\u2019est aussi un <strong>laboratoire d\u2019id\u00e9es<\/strong>, qui, avec plus de 200 publications et 60 experts mobilis\u00e9s, analyse des questions cruciales : <strong>coh\u00e9sion sociale, transformation \u00e9conomique et gouvernance<\/strong>.<\/p>\n<h3><strong>Une transformation \u00e9conomique en question<\/strong><\/h3>\n<p>Le Cameroun fait face \u00e0 plusieurs enjeux majeurs : sous-emploi, co\u00fbt de la vie, d\u00e9pendance aux importations. <em>\u00ab L\u2019enjeu est de produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons \u00bb,<\/em> souligne Ma\u00eetre Nyemb. Il insiste sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019am\u00e9liorer <strong>les infrastructures, le capital humain et le climat des affaires<\/strong> pour structurer un tissu \u00e9conomique plus robuste.<\/p>\n<h3><strong>Quelle place pour le secteur priv\u00e9 ?<\/strong><\/h3>\n<p>Dans un contexte o\u00f9 l\u2019\u00c9tat joue un r\u00f4le central, <strong>The Okwelians<\/strong> plaide pour un secteur priv\u00e9 plus dynamique et inclusif. \u00ab L\u2019\u00c9tat ne sait pas tout, ne peut plus tout. Il faut un patronat plus repr\u00e9sentatif, qui couvre mieux le territoire et les petites entreprises \u00bb, explique-t-il. Une \u00e9volution jug\u00e9e essentielle pour favoriser l\u2019investissement et l\u2019entrepreneuriat.<\/p>\n<h3><strong>Un mod\u00e8le adaptable \u00e0 d\u2019autres pays ?<\/strong><\/h3>\n<p>Si l\u2019initiative est centr\u00e9e sur le Cameroun, son approche inspire au-del\u00e0 des fronti\u00e8res. <strong>The Okwelians<\/strong> collabore avec des think tanks en Afrique centrale et au sein du r\u00e9seau Southern Voice. <em>\u00ab Nous avons r\u00e9cemment \u00e9tudi\u00e9 les cha\u00eenes de valeur agricoles avec des femmes agri-preneuses, et partag\u00e9 ces travaux \u00e0 l\u2019international \u00bb<\/em>, pr\u00e9cise Ma\u00eetre Nyemb.<\/p>\n<p>Dans un contexte de transition \u00e9conomique et de d\u00e9bats sur l\u2019avenir du Cameroun, <strong>The Okwelians<\/strong> se positionne comme un espace de r\u00e9flexion et d\u2019exp\u00e9rimentation, contribuant \u00e0 dessiner les contours d\u2019un mod\u00e8le de d\u00e9veloppement plus inclusif et durable.<\/p>\n<h2><strong>Cameroun : la bataille pour la transformation locale du cacao<\/strong><\/h2>\n<p>Avec pr\u00e8s d\u20191 milliard de dollars de recettes annuelles, le Cameroun est le 5e producteur mondial de cacao. Pourtant, 80 % des f\u00e8ves partent \u00e0 l\u2019\u00e9tranger sans transformation, privant le pays d\u2019une pr\u00e9cieuse valeur ajout\u00e9e. <\/p>\n<h3><strong>La difficile mont\u00e9e en gamme<\/strong><\/h3>\n<p>Lors du sommet <em>The Okwelians<\/em>, experts et acteurs du secteur ont d\u00e9battu des d\u00e9fis et opportunit\u00e9s du cacao camerounais. <em>\u00ab\u00a0Transformer localement est crucial pour augmenter les revenus des producteurs et booster l\u2019\u00e9conomie<\/em>\u00ab\u00a0, a insist\u00e9 Narcisse Olinga, vice-pr\u00e9sident du <strong>Conseil international du cacao<\/strong> (ICCO) pour l&rsquo;ann\u00e9e cacaoy\u00e8re 2022-2023. Mais les d\u00e9fis sont nombreux : infrastructures d\u00e9faillantes, normes europ\u00e9ennes contraignantes sur la d\u00e9forestation, et barri\u00e8res commerciales ciblant les produits finis. <em>\u00ab\u00a0L\u2019Europe repr\u00e9sente 80 % de nos exportations, mais elle bloque nos chocolats sous pr\u00e9texte de concurrence\u00a0\u00bb,<\/em> d\u00e9plore-t-il. <\/p>\n<h3><strong>Africa Processing Company, un mod\u00e8le pionnier<\/strong><\/h3>\n<p>\u00c0 Douala, cette start-up casse les codes en produisant p\u00e2tes et beurres de cacao pour les march\u00e9s locaux et internationaux. \u00ab\u00a0Pourquoi importer du chocolat alors que nous avons les f\u00e8ves ?\u00a0\u00bb, s\u2019indigne Lisette Claudia Tame, sa dirigeante. Son usine traite 4 000 tonnes\/an, avec un objectif de 24 000 tonnes. <\/p>\n<h3><strong>La cl\u00e9 : raccourcir la cha\u00eene<\/strong><\/h3>\n<p>L\u2019entreprise mise sur un approvisionnement direct aupr\u00e8s des planteurs, \u00e9liminant les interm\u00e9diaires. \u00ab\u00a0Moins de marges pr\u00e9lev\u00e9es, plus de revenus pour eux\u00a0\u00bb, explique-t-elle. Mais sans soutien bancaire massif et face \u00e0 des normes complexes, l\u2019industrialisation reste un parcours sem\u00e9 d\u2019emb\u00fbches. <\/p>\n<p>Alors que l\u2019Asie et le Maghreb \u00e9mergent comme alternatives \u00e0 l\u2019Europe, une question persiste : le Cameroun parviendra-t-il \u00e0 garder une part du g\u00e2teau\u2026 ou continuera-t-il \u00e0 exporter les ingr\u00e9dients ? <\/p>\n<h2><strong>Gajo Livestock : l\u2019\u00e9levage 2.0 face au d\u00e9fi du financement<\/strong><\/h2>\n<p>Fotso Ngassa, sp\u00e9cialiste en \u00e9levage, a tout perdu lors de la crise dans le Sud-Ouest camerounais. R\u00e9fugi\u00e9 \u00e0 Douala, il a d\u00fb repartir de z\u00e9ro avant de lancer <em>Gajo Livestock<\/em>, une plateforme digitale reliant \u00e9leveurs et clients \u00e0 travers l\u2019Afrique. <\/p>\n<p>Son ambition ? Moderniser le secteur en facilitant la vente de b\u00e9tail, l\u2019acc\u00e8s aux v\u00e9t\u00e9rinaires en ligne (via <em><strong>Farm Genius 2.0<\/strong><\/em>), et garantir des produits certifi\u00e9s. Pourtant, malgr\u00e9 l\u2019innovation, le financement reste un obstacle majeur. <em>\u00ab\u00a0Aucun soutien institutionnel ni priv\u00e9 jusqu\u2019ici\u00a0\u00bb<\/em>, d\u00e9plore-t-il, appelant les <em>business angels<\/em> \u00e0 investir pour acc\u00e9l\u00e9rer son expansion. <\/p>\n<p>En attendant, Fotso multiplie les rencontres avec les \u00e9leveurs locaux, convaincu que sa solution peut transformer les habitudes alimentaires et renforcer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire en Afrique. Un cas embl\u00e9matique des d\u00e9fis que rencontrent les jeunes entrepreneurs africains, entre innovation et manque de capitaux. Le secteur de l&rsquo;\u00e9levage africain, avec une consommation de viande devant plus que doubler d&rsquo;ici 2050, atteignant 40 kg par personne par an, offre un fort potentiel. GAJO Livestock souhaite se positionner sur ce march\u00e9 en croissance.<\/p>\n<div class=\"article__author--footer\">\n<p>Journaliste<strong> \u2022 Ndea Yoka<\/strong><\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette semaine, Business Africa met le Cameroun \u00e0 l\u2019honneur avec une \u00e9dition sp\u00e9ciale. 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