{"id":17255,"date":"2025-04-01T12:53:20","date_gmt":"2025-04-01T12:53:20","guid":{"rendered":"http:\/\/fr.africanews.com\/2025\/03\/29\/rdc-a-goma-la-culture-plombee-par-le-conflit-avec-le-m23\/"},"modified":"2025-04-01T12:53:20","modified_gmt":"2025-04-01T12:53:20","slug":"rdc-a-goma-la-culture-plombee-par-le-conflit-avec-le-m23","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afrikmatin.com\/?p=17255","title":{"rendered":"RDC : \u00e0 Goma, la culture plomb\u00e9e par le conflit avec le M23"},"content":{"rendered":"<div><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/afrikmatin.com\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/rdc-a-goma-la-culture-plombee-par-le-conflit-avec-le-m23.jpg\" class=\"ff-og-image-inserted\"><\/div>\n<p><strong>Le temps semble s\u2019\u00eatre arr\u00eat\u00e9 dans ce centre culturel de Goma, en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo. Il est ferm\u00e9 depuis que les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, ont pris le contr\u00f4le de la capitale du Nord-Kivu.<\/strong> &nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>Les pianos et des claviers \u00e9lectroniques reposent sous des housses de protection. Alors que Des dizaines de guitares sont suspendues silencieusement au mur. Alors qu&rsquo; au moins 600 jeunes y sont inscrits \u00e0 des cours de musique et que 1 500 artistes y passent chaque ann\u00e9e pour participer \u00e0 des concerts ou \u00e0 d&rsquo;autres spectacles.&nbsp;<\/p>\n<p>Mais ca, c&rsquo;\u00e9tait avant la crise s\u00e9curitaire qui a plomb\u00e9 toute la sc\u00e8ne artistique de Goma. <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous avons peur de voir la culture dispara\u00eetre si la situation ne s&rsquo;am\u00e9liore pas. D&rsquo;abord, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;argent pour faire fonctionner les choses. Il y a la peur. Avant, \u00e0 Goma, tous les soirs, dans tous les bars, il y avait un concert. Aujourd&rsquo;hui, il n&rsquo;y en a plus.\u2019\u2019&nbsp;, raconte Augustin Mosange, directeur du Centre Culturel de Goma<\/p>\n<p>Les artistes de la ville tentent de s\u2019accrocher. Pas facilement cependant de tenir quand l\u2019art\u00e8re qui alimente l\u2019estomac est coup\u00e9e. &nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;\u00ab\u00a0Nous gagnons notre vie gr\u00e2ce \u00e0 ces spectacles. Il y a beaucoup d&rsquo;artistes qui ne gagnent leur vie que parce qu&rsquo;ils sont sur sc\u00e8ne. Et malheureusement, l&rsquo;estomac ne peut pas faire de pause. Il faut manger, il faut vivre.\u00a0\u00bb&nbsp;, explique Jenny Paria, artiste<\/p>\n<p>&nbsp;La culture fait donc les frais de la guerre qui s\u00e9vit dans l\u2019Est de la RDC. Alors m\u00eame qu\u2019elle peut jouer sa partition dans la qu\u00eate de la stabilit\u00e9. &nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La culture fait partie de nous. Parce que l&rsquo;art est aussi une th\u00e9rapie. Les gens en ont besoin, ils ont besoin d&rsquo;\u00e9couter de la bonne musique, ils ont besoin de voir leurs artistes sur sc\u00e8ne. Je continue \u00e0 penser que la culture, \u00e0 un moment donn\u00e9, contribue m\u00eame \u00e0 la solution dans la recherche de la paix.\u00a0\u00bb, souligne Jenny Paria.<\/p>\n<p>Dans les rues de Goma, o\u00f9 certains aspects de la vie quotidienne semblent se poursuivre normalement, le sevrage culturel passe mal.&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est une grande honte de voir cette situation perdurer. Nous ne trouvons plus le moyen d&rsquo;assister aux spectacles des artistes. Avant, nous pouvions aller au centre culturel et \u00e9couter de la musique, et cela nous aidait \u00e0 d\u00e9stresser.\u00a0\u00bb&nbsp;, temp\u00eate Serge Wahemukire, habitant de Goma. <\/p>\n<p>Pour l\u2019heure les portes de cet univers culturel rest\u00e9es ferm\u00e9es. &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le temps semble s\u2019\u00eatre arr\u00eat\u00e9 dans ce centre culturel de Goma, en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo. Il est ferm\u00e9 depuis que les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, ont pris le contr\u00f4le de la capitale du Nord-Kivu. &nbsp;&nbsp; Les pianos et des claviers \u00e9lectroniques reposent sous des housses de protection. 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