{"id":18203,"date":"2025-04-17T15:45:24","date_gmt":"2025-04-17T15:45:24","guid":{"rendered":"http:\/\/fr.africanews.com\/2025\/04\/17\/oligui-nguema-revolution-ou-continuite-pour-le-gabon-business-africa\/"},"modified":"2025-04-17T15:45:24","modified_gmt":"2025-04-17T15:45:24","slug":"oligui-nguema-revolution-ou-continuite-pour-le-gabon-business-africa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afrikmatin.com\/?p=18203","title":{"rendered":"Oligui Nguema : r\u00e9volution ou continuit\u00e9 pour le Gabon ? [Business Africa]"},"content":{"rendered":"<div><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/afrikmatin.com\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/oligui-nguema-revolution-ou-continuite-pour-le-gabon-business-africa.jpg\" class=\"ff-og-image-inserted\"><\/div>\n<h2><strong>Cette semaine dans <em>Business Africa<\/em> :<\/strong><\/h2>\n<h2><strong>Le Gabon entame une nouvelle \u00e8re politique avec des priorit\u00e9s ax\u00e9es sur la diversification \u00e9conomique :<\/strong> avec M. Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, porte-parole du pr\u00e9sident Oligui. <strong>En Ouganda, l&rsquo;invasion des produits import\u00e9s menace l&rsquo;agriculture locale. Enfin, la chute des prix du p\u00e9trole secoue les \u00e9conomies africaines d\u00e9pendantes de l&rsquo;or noir.<\/strong><\/h2>\n<h3><strong>Gabon : D\u00e9fis et ambitions sous la pr\u00e9sidence de Brice Oligui Nguema<\/strong><\/h3>\n<p>Le Gabon entame une transition politique majeure avec l\u2019\u00e9lection du g\u00e9n\u00e9ral Brice Oligui Nguema, marquant la fin de plus de 50 ans de r\u00e8gne de la famille Bongo. Cette nouvelle \u00e8re suscite des attentes fortes, particuli\u00e8rement en mati\u00e8re de gouvernance, de cr\u00e9ation d\u2019emplois et de diversification \u00e9conomique.<\/p>\n<p>Actuellement, le Gabon reste largement d\u00e9pendant du p\u00e9trole, un secteur qui repr\u00e9sente environ 38 % du PIB et plus de 70 % des exportations. M. <strong>Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, porte-parole du pr\u00e9sident Oligui<\/strong>, explique les priorit\u00e9s du gouvernement pour les ann\u00e9es \u00e0 venir.<\/p>\n<p><strong>Les priorit\u00e9s de la transition : \u00e9tablir des bases solides pour l\u2019avenir<\/strong> Selon M. Ntoutoume Ayi, les premi\u00e8res ann\u00e9es de la transition seront cruciales pour \u00e9tablir les bases du d\u00e9veloppement \u00e9conomique et garantir la stabilit\u00e9 du pays. <em>\u00ab\u00a0Les deux premi\u00e8res ann\u00e9es doivent \u00eatre consacr\u00e9es \u00e0 installer un cadre juridique solide et une infrastructure \u00e9tatique fiable. Cela rassurera les investisseurs et cr\u00e9era un environnement propice aux affaires\u00a0\u00bb, d\u00e9clare-t-il. Il ajoute que cinq ans seront n\u00e9cessaires pour voir des r\u00e9sultats tangibles dans la mise en \u0153uvre de ces r\u00e9formes. \u00ab\u00a0Dans les 24 mois, nous devons \u00e9liminer les probl\u00e8mes r\u00e9currents comme la crise \u00e9nerg\u00e9tique et le stress hydrique. Un climat des affaires transparent et s\u00e9curis\u00e9 doit \u00eatre mis en place\u00a0\u00bb<\/em>, pr\u00e9cise-t-il.<\/p>\n<p><strong>Diversification \u00e9conomique : l\u2019agriculture, un secteur cl\u00e9 pour l\u2019avenir<\/strong> La d\u00e9pendance du Gabon au p\u00e9trole constitue un d\u00e9fi majeur. M. Ntoutoume Ayi indique que le gouvernement met l\u2019accent sur plusieurs secteurs pour amorcer la diversification. \u00ab\u00a0<em>Un projet phare du gouvernement est celui de la mine de fer de Bilinga. Pour l\u2019exploitation de cette mine, il faudra construire plus de 600 kilom\u00e8tres de voies ferr\u00e9es, un port en eau profonde et des barrages hydro\u00e9lectriques. Ce projet pourrait g\u00e9n\u00e9rer plus de 20 000 emplois\u00a0\u00bb,<\/em> explique le porte-parole. L\u2019agriculture, avec son potentiel inexploit\u00e9, figure \u00e9galement parmi les priorit\u00e9s du pr\u00e9sident. \u00ab\u00a0<em>Le Gabon a une faible densit\u00e9 de population avec seulement cinq habitants au kilom\u00e8tre carr\u00e9. Il y a une grande opportunit\u00e9 pour d\u00e9velopper l\u2019agriculture et encourager les jeunes \u00e0 s\u2019\u00e9tablir dans ce secteur\u00a0\u00bb<\/em>, ajoute M. Ntoutoume Ayi. Le d\u00e9veloppement de la transformation locale des mati\u00e8res premi\u00e8res, comme le bois, le fer et le mangan\u00e8se, est \u00e9galement per\u00e7u comme un levier cl\u00e9 pour diversifier l\u2019\u00e9conomie.<\/p>\n<p><strong>R\u00f4le du Gabon dans la coop\u00e9ration r\u00e9gionale<\/strong> Le Gabon joue \u00e9galement un r\u00f4le strat\u00e9gique dans la coop\u00e9ration r\u00e9gionale, notamment au sein de la CEEAC (Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l&rsquo;Afrique centrale). M. Ntoutoume Ayi rappelle que <em><strong>\u00ab\u00a0la CEMAC, au sein de la CEEAC, est une zone \u00e9conomique qui fonctionne d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s bien. Il faut maintenant \u00e9tendre cette dynamique, en favorisant la libre circulation des personnes avant celle des biens\u00a0\u00bb.<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Il estime que le Gabon, avec ses ressources naturelles et sa position g\u00e9ographique, peut tirer profit de la ZLECAF (Zone de libre-\u00e9change continentale africaine), une initiative qui inclut des pays \u00e0 fort potentiel \u00e9conomique comme l\u2019Angola et la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo.<\/p>\n<p><strong>L\u2019emploi des jeunes : un d\u00e9fi majeur pour la transition<\/strong> Le ch\u00f4mage des jeunes est une probl\u00e9matique majeure au Gabon, avec un taux de ch\u00f4mage estim\u00e9 \u00e0 30 %. M. Ntoutoume Ayi insiste sur le fait que l\u2019\u00c9tat seul ne pourra pas r\u00e9soudre ce probl\u00e8me. \u00ab\u00a0<em>L\u2019appareil d\u2019\u00c9tat ne pourra pas absorber tous les jeunes qui cherchent un emploi. C\u2019est le secteur priv\u00e9 qui devra jouer un r\u00f4le central dans la cr\u00e9ation d\u2019emplois\u00a0\u00bb,<\/em> explique-t-il.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Il ne s\u2019agit pas uniquement d\u2019adresser l\u2019inad\u00e9quation entre les formations et les besoins du march\u00e9, mais de former les jeunes \u00e0 des m\u00e9tiers sp\u00e9cifiques. Par exemple, lors de la transition, il a \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire de former des conducteurs d\u2019engins en quelques mois pour r\u00e9pondre aux besoins du secteur du BTP\u00a0\u00bb<\/em>, pr\u00e9cise-t-il.<\/p>\n<p><strong>Des actions concr\u00e8tes attendues<\/strong> Pour M. Ntoutoume Ayi, la transition politique ouverte par l\u2019\u00e9lection de Brice Oligui Nguema ne doit pas se contenter de promesses, mais doit se traduire par des actions concr\u00e8tes. \u00ab\u00a0Le Gabon dispose de nombreux atouts : une stabilit\u00e9 relative, des ressources naturelles abondantes et une position g\u00e9ographique strat\u00e9gique. Le temps est maintenant venu de concr\u00e9tiser ces promesses et de mettre en place des r\u00e9formes profondes pour moderniser l\u2019\u00e9conomie et cr\u00e9er des opportunit\u00e9s d\u2019emploi\u00a0\u00bb, conclut-il.<\/p>\n<p>Le Gabon se trouve \u00e0 un tournant crucial. La gestion de sa d\u00e9pendance au p\u00e9trole, la diversification de son \u00e9conomie et la lutte contre le ch\u00f4mage seront des d\u00e9fis majeurs pour la pr\u00e9sidence Oligui Nguema. Avec des projets ambitieux dans les secteurs miniers et agricoles et des r\u00e9formes en mati\u00e8re de gouvernance, le pays pourrait amorcer une v\u00e9ritable transformation \u00e9conomique. Mais selon M. Ntoutoume Ayi, il est essentiel que ces r\u00e9formes soient accompagn\u00e9es d\u2019actions concr\u00e8tes, rapides et efficaces.<\/p>\n<h3><strong>Ouganda : les agriculteurs asphyxi\u00e9s par les produits import\u00e9s<\/strong><\/h3>\n<p>\u00c0 Kampala, les \u00e9tals du march\u00e9 de Nakasero racontent un bouleversement silencieux : les produits ougandais c\u00e8dent la place aux importations kenyanes et tanzaniennes, moins ch\u00e8res et plus r\u00e9guli\u00e8res.<\/p>\n<p>Pour Benon Kisomose, agriculteur, la concurrence est d\u00e9loyale : <em>\u00ab Au Kenya, les paysans b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019aides et peuvent acheter engrais et mat\u00e9riel \u00e0 cr\u00e9dit. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>Les importations alimentaires ont grimp\u00e9 de 18 % en un an, franchissant le cap du milliard de dollars. Mais pour les agriculteurs locaux, le plus dur survient apr\u00e8s la r\u00e9colte : sans routes, ni stockage frigorifique, une part importante des denr\u00e9es est perdue.<\/p>\n<p><em><strong>\u00ab Le probl\u00e8me, c\u2019est l\u2019absence de soutien local, pas les importations \u00bb<\/strong><\/em>, souligne Agnes Kirabo, de l\u2019Uganda Food Rights Alliance.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les appels \u00e0 limiter les importations, le pr\u00e9sident <strong>Yoweri Museveni<\/strong> lui d\u00e9fend le statu quo : \u00ab <em>Forcer les Ougandais \u00e0 acheter du riz local plus cher reviendrait \u00e0 les punir. \u00bb<\/em> <\/p>\n<p>Un reportage de Michael Baleke<\/p>\n<h3><strong>Crise p\u00e9troli\u00e8re : des pays p\u00e9troliers subissent leur mod\u00e8le \u00e9nerg\u00e9tique<\/strong><\/h3>\n<p>Une nouvelle temp\u00eate secoue les march\u00e9s mondiaux : en avril 2025, le prix du p\u00e9trole brut chute de plus de 20 %, atteignant son plus bas niveau depuis quatre ans. En cause : les tensions commerciales persistantes, exacerb\u00e9es par les <strong>politiques tarifaires de l\u2019administration Trump<\/strong>, ainsi qu\u2019une s\u00e9rie de chocs \u00e9conomiques successifs. <\/p>\n<p>Le Brent passe sous la barre critique des 70 dollars, mena\u00e7ant l\u2019\u00e9quilibre budg\u00e9taire de plusieurs pays africains producteurs.<\/p>\n<p>Au <strong>Nigeria<\/strong>, premier producteur du continent, le choc est imm\u00e9diat : le d\u00e9ficit budg\u00e9taire se creuse, ralentissant les projets d\u2019infrastructure et les programmes sociaux. En <strong>Angola<\/strong>, le gouvernement r\u00e9vise en urgence son budget, gelant certains chantiers de d\u00e9veloppement. Le <strong>Gabon<\/strong>, de son c\u00f4t\u00e9, voit ses recettes p\u00e9troli\u00e8res fondre, freinant les investissements publics et for\u00e7ant une r\u00e9\u00e9valuation des priorit\u00e9s \u00e9conomiques.<\/p>\n<p>Face \u00e0 cette crise, les appels \u00e0 la <strong>diversification<\/strong> s\u2019intensifient. Agriculture, technologies, \u00e9nergies renouvelables : plusieurs gouvernements cherchent \u00e0 b\u00e2tir des \u00e9conomies plus r\u00e9silientes. Mais sortir de la d\u00e9pendance au p\u00e9trole reste un d\u00e9fi colossal, tant cette ressource demeure centrale dans les budgets nationaux.<\/p>\n<p>\u00c0 court terme, l\u2019enjeu est d\u2019amortir le choc social et politique. \u00c0 plus long terme, cette crise pourrait \u00eatre l\u2019\u00e9lectrochoc n\u00e9cessaire pour acc\u00e9l\u00e9rer les transitions \u00e9conomiques.<\/p>\n<div class=\"article__author--footer\">\n<p>Journaliste<strong> \u2022 Ndea Yoka<\/strong><\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette semaine dans Business Africa : Le Gabon entame une nouvelle \u00e8re politique avec des priorit\u00e9s ax\u00e9es sur la diversification \u00e9conomique : avec M. Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, porte-parole du pr\u00e9sident Oligui. En Ouganda, l&rsquo;invasion des produits import\u00e9s menace l&rsquo;agriculture locale. 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