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Ahmed Dieng président des cadres de Mimi 2024 et membre de la coalition Diomaye Président

"tout le monde n’a pas la force de Diomaye Faye"

 La résilience du Président de la République Bassirou Diomaye Faye est saluée par Amed Dieng président des cadres de Mimi 2024, et responsable régional de Diourbel. L’homme est également  Membre de la coalition Diomaye et il déplore le comportement de certains membres de Pastef qui ne cessent de s’attaquer au chef de l’Etat.

Entretien réalisé par Alain Savary

Afrikmatin: Le mouvement Diomaye president se déploie dans un contexte de défiance avec le pastef. Cette situation a des conséquences sur la gouvernance du pays. Quelle lecture faites-vous de cela?

Ahmed Dieng : Oui, c’est le point de vue d’une opinion. Il y a une

opinion assez large qui pose le problème sur les termes que vous

avez évoqué. Mais nous, on préfère le poser autrement.

Nous avons la chance d’appartenir à une opinion qui nous permet d’avoir un cœur qui bat normalement. Parce que c’est une opinion

basée sur la sérénité, sur le calme, sur le pragmatisme, sur

le travail. Une opinion qui nous appelle certainement à la rigueur, à la transparence, mais surtout au travail. Et une opinion qui nous commande de ne pas être dans les débats des politiciens. Maintenant, c’est vrai, il y a une espèce de défiance qui se joue, mais comme je l’ai dit, nous avons choisi d’accompagner un homme, le président Diomaye qui affiche régulièrement une sérénité, un calme, une patience. Maintenant, comme vous  dites, il y a une espèce de défiance qui se pose. Chacun l’apprécie selon la position dans laquelle tu es. Mais nous, on ne voit pas ça de façon crue, comme l’opinion le voit. C’est sûr que l’on constate qu’il y a des évolutions dans la gouvernance, on constate qu’il y a des divergences dans la gouvernance pour le moment, mais nous on considère simplement que le président tient encore la barre et il appelle à des choses importantes. Il appelle à l’unité de la nation, il appelle au calme, il appelle à la paix. Et toute gouvernance qui n’est pas basée sur cela est ouverte à l’échec. Donc je pense aujourd’hui La trajectoire est claire pour le Président. Il veut avoir un pays développé dans la paix, le calme, l’unité des cœurs et de l’esprit.

Le pastef envisage de présenter une loi qui empêcherait le Président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale, comment analysez-vous cette question ?

Naturellement, une loi c’est à l’initiative ou du pouvoir ou du parlementaire. Donc si des députés du Pastef veulent déposer une proposition de loi, c’est leur liberté. Mais je pense que toutes les lois ne passent pas comme timbre à la poste. Parce que la procédure veut que si un député propose une loi, que la Commission des lois en fasse l’étude et qu’on aille en plénière et qu’elle soit votée, d’autres députés peuvent bien faire un recours. Est-ce qu’une telle loi est constitutionnelle ? C’est une question que je pose. Le débat va le montrer, quel sera le contenu, comment il sera écrit, etc. Donc je pense que c’est une idée qui est agitée, c’est peut-être dans le cadre de la défiance que tu poses, mais c’est une loi qui peut avoir en tout cas des problèmes pour son applicabilité. On ne peut pas refuser à un président une prérogative constitutionnelle. C’est la constitution qui confère au chef de l’État la Possibilité de dissoudre l’Assemblée après deux ans d’existence. Est-ce qu’une loi  peut ramener cela ? Parce ce sera une loi pour modifier la constitution. Une loi ordinaire ce sont quand même les 3/5 des députés. C’est toute une procédure qui n’est pas encore arrivée à son terme. Maintenant qu’ils déposent une loi, c’est leur droit. Mais je ne pense pas que la loi puisse prospérer parce que je ne pense pas qu’une loi peut aller à l’encontre de la Constitution.

Pour d’aucuns, le Président de la République devrait mettre en place un nouveau gouvernement. Est-ce possible dans le contexte actuel ?

Oui, au-delà du contexte difficile que le Sénégal, que l’Afrique et le monde entier traversent au regard des guerres dans le monde, Il y a énormément de facteurs exogène qui impactent sur énormément de choses. Une gouvernance à besoin de s’asseoir sur une linéarité qui lui permet de fonctionner normalement. Le gouvernement est une équipe de football. Tu as une étape de ta vie avec des objectifs précis. Quand cette étape passe, tu es obligé de passer à une autre étape. Je pense aujourd’hui qu’après deux ans de gouvernance, l’État a fini de prendre ses marques mais l’État doit changer de cap, pour accélérer la cadence, pour faire d’autres choses, pour aller vers une seconde étape de sa gouvernance. Et naturellement, le changement de gouvernement serait tout à fait normal dans cet esprit-là. Ce n’est même pas dans l’esprit de changer pour changer, mais dans un gouvernement il y a des étapes de la vie où on est obligé d’aller vers des changements en profondeur ou en surface, mais cela permet de dépasser une étape pour aller vers une autre étape. Un gouvernement qui a fait deux ans, c’est rare au Sénégal. Ce gouvernement a déjà fait deux ans, je pense qu’ils ont fait de bonnes choses, comme ils ont fait des choses moins bonnes. Je pense qu’ils ont atteint l’âge d’une refondation, de re lifting qui permet de rajeunir, en tout cas de passer à un autre état de la vie.

Le president Diomaye Faye apparait fragilise aux yeux des sénégalais car les attaques perpétrées par des membres du pastef contre lui auraient du être bien sanctionnes aux yeux de certains. Pourquoi se laisser faire ?

Je ne le pratique pas de près pour connaître son caractère personnel mais je le vois en tant que président de la République poser des actes, avoir une attitude. Je suis loin de penser ce que les autres pensent  qu’il n’a pas de courage, je suis loin de le Penser.  Il y a des personnes dans la vie qui naturellement ont une sérénité et une patience au-delà de la normale. Quelqu’un comme moi aurait pété des plombs. Il y a des personnes à qui Dieu a conféré une nature calme, patiente, naturellement sereine. Je pense que le Président  fait partie de cette catégorie de personnes-là. Il est d’une sérénité, d’un calme et d’une patience, quelquefois qui dérange même ses amis, qui pensent que oui, il n’a pas le Courage. Il est très loin de ça. Il l’a dit, d’ailleurs, lors de la réunion du 7 Mars. Il disait dans son speech, si je faisais ce que tout le monde attendait de moi, Qu’est-ce qui me différencierait des autres ? Quelle serait ma marque de fabrique ? Il a raison, je pense que chaque homme d’État a une marque de fabrique, à une façon de faire qui est différente des autres. Et je pense que c’est grâce à cela qu’il est en train de prouver qu’il a une autre démarche, une autre vision. Mais il est loin d’être un poltron.

Deux ans de gouvernance sous le président Diomaye Faye. Quel bilan en Tirez-vous?

positif, lent et  à améliorer. Les assises de la justice ont été menées dès le début du mandat. Elles  ont produit des résultats assez intéressants parce que ce sont des acteurs eux-mêmes qui se sont penchés sur les questions sérieuses et qui ont produit des résolutions. Le Président a mis en place un groupe de techniciens qui travaillent à mettre en forme les conclusions issues de ces assises-là et certainement que cela va passer sous forme de loi à l’Assemblée très bientôt. Je pense que c’était important d’avoir une démarche inclusive qui a permis à tous les acteurs de parler de la justice telle qu’ils le veulent et tel qu’ils le pensent. Cela a été important. Plus récemment, il y avait un grand débat sur les bourses familiales, tout le monde disait que c’était supprimé. Non, je pense qu’il a fait un excellent travail de fourmis au niveau du Registre national unique, pour le dépoussiérer et le mettre à jour, pour sélectionner les ayant- droits et je pense que là, les équipes techniques ont fait un travail de fond pour mettre à jour ce fichier-là. Le mieux, c’est que le montant ait augmenté. On était à 25 000 FCA, le Président Diomaye l’a porté à 35 000 FCFA, Je pense que  c’est important.

Il y a eu une baisse du prix du carburant, de l’électricité sur le riz, le sucre,  le lait. Si on évalue ce sont des centaines de milliards auxquels le gouvernement a renoncé pour soulager le panier de la ménagère. les infrastructures qui étaient en cours de construction par le régime précédent, après avoir audité les différents schémas de financement, l’État les a repris. Aujourd’hui, on est presque en phase de finalisation de l’université de Matam, ce qui est une excellente chose pour le Nord. On est en phase de redémarrage de l’université de

Tambacounda, ce qui est également une excellente chose. Maintenant le gouvernement a failli, il faut le reconnaître, sur la question des bourses destinées aux étudiants parce qu’on ne peut pas dans un Etat comme le Sénégal, envisager une seule minute de ne pas assurer les bourses des étudiants. Voilà juste quelques aspects du bilan.

 

 

Le mouvement Diomaye Président a tenu son assemblée générale, les jeunes de ce mouvement vont également organiser leur ag. Tout cela s’inscrit-il dans une stratégie de massification et à quelle fin ? Car nombre d’observateurs se demandent ce que cherche ce mouvement ?

Comme le dit le Président, notre coalition à pour fonction essentielle une écoute et le rassemblement des Sénégalais autour de L’essentiel. Donc nous allons vers les populations les plus profondes. 70 % des populations ont au moins 35 ans et 48 % des populations sont du sexe féminin, c’est vraiment une Population importante, qui constitue une cible naturelle pour construire le développement. L’assemblée générale du 7 mars dernier a été une belle réussite. C’est l’occasion d’ailleurs de féliciter la Superviseure générale Mme Aminata Touré qui a fait un travail remarquable en deux mois. C’est également l’occasion de féliciter le Président de la République pour son discours hautement important qu’il a prononcé lors de cet exercice. Et aujourd’hui, la Superviseure, accompagnée de tout son staff, est en train de continuer le maillage. L’Assemblée Générale des Jeunes a lieu ce samedi. Les femmes avaient déjà organisé une grande manifestation le 8 Mars. Les étudiants ont organisé un ndogou récemment, un ndogou assez innovant, parce que l’on a parlé de diplomatie économique. Nous sommes en train de nous organiser pour être une coalition productive au plan intellectuel.

La gouvernance du pays questionne car le Président de la République et so Premier Ministre ne s’entendent pas. Le Premier Ministre veut se présenter à la prochaine présidentielle, il le crie haut et fort et ceci interfère dans la gestion du pays. qu’en pensez-vous ?

Ce débat-là, on le pose et moi j’en rigole. Personne ne peut empêcher à quelqu’un d’être candidat.  On évoque le devoir de loyauté entre les deux hommes mais attendez, c’est quoi la loyauté ? La loyauté c’est dans le cadre d’une fonction que vous avez en commun, vous travaillez pour atteindre un objectif. Arrivé à terme, chacun prend sa liberté. Il faut aussi que les gens soient positifs. Je pense que la gouvernance du pays n’en souffre pas, autant qu’on le dise. Je pense qu’il y a une exagération dans certains propos. Il y a une exagération dans certaines appréciations de mon point de vue. Mais je pense que le Président fait son travail normalement et personne ne l’ en empêche. Le Premier ministre à des prérogatives qui dépendent exclusivement du Président. Il ne peut pas faire autre chose que ce que le Président décide. Quel que soit son discours, Il a beau dire ce qu’il veut, c’est juste un discours. Mais dans la  réalité des faits, un Premier ministre a deux fonctions principales : Appliquer la vision du Président et coordonner les actions du gouvernement. Maintenant, dans cette démarche, il peut avoir un discours, il peut y avoir certains déchets dans le comportement, Dans cette pers-pective-là, je pense que quelles que soient les divergences, l’État marche, les institutions également. C’est vrai qu’il y a un débat, une opinion agitée. Il y a l’État qui fonctionne, qui tient encore la route. Maintenant, si un homme dit librement qu’il a des ambitions électorales, personne ne peut l’empêcher. Comme le Premier ministre Ousmane Sonko dit qu’il a l’ambition d’être candidat, oui, il peut déposer. Maintenant le problème c’est de dire, est-ce qu’être candidat veut dire que tu es éligible ? Est-ce qu’être candidat veut dire que ton dossier est recevable ? Combien de Sénégalais on était candidat et on était recalé par la justice.

Est-ce à-dire que le comportement d’Ousmane Sonko ne vous dérange pas ?

Moi, personnellement, il me dérange, mais j’ai encore les moyens de le supporter, mais il me dérange fondamentalement. Mais Je le dis encore nous avons un président d’une extrême sérénité, d’une extrême patience. À sa place, j’aurais peut-être pété des plombs. C’est clair, tout le monde n’a pas la force de Diomaye Faye. Il faut lui reconnaître cette capacité, cette résilience Intérieure hors norme.

 

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