Attaque au Mali : 26 Personnes tµées dans un village près de la frontière avec le Burkina Faso

Le dimanche 21 juillet, au moins 26 personnes ont été tuées lors d’une attaque par un groupe armé dans le village de Dembo, situé dans la région centrale du Mali, près de la frontière avec le Burkina Faso, a annoncé un responsable gouvernemental lundi. L’attaque a eu lieu alors que de nombreux villageois travaillaient sur leurs terres agricoles, selon Moulaye Guindo, le maire de Bankass, la commune où se trouve Dembo.
Cet incident s’inscrit dans un contexte de violence croissante dans le centre du Mali, une région qui a été marquée par des attaques répétées de groupes armés ces dernières années. La junte militaire au pouvoir tente de maîtriser la violence dans le nord du pays, mais les attaques se multiplient, exacerbant la crise sécuritaire.
Aucune revendication officielle n’a été faite pour l’attaque de dimanche, mais le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), un groupe extrémiste affilié à Al-Qaïda, est souvent suspecté dans de telles attaques. En juillet, le JNIM avait déjà été accusé d’avoir attaqué une cérémonie de mariage, tuant au moins 21 personnes.
La violence armée au Mali persiste depuis plus d’une décennie. Les rebelles extrémistes, qui avaient été chassés des villes du nord avec l’aide des troupes françaises récemment retirées, ont reconstitué leurs forces et intensifié leurs attaques contre les villages isolés et les forces de sécurité.
Un accord de paix signé en 2015 avec les rebelles touaregs du nord s’est effondré, aggravant encore davantage la crise sécuritaire dans le pays. La situation reste extrêmement volatile, avec des répercussions significatives sur la vie quotidienne des habitants et sur la stabilité de la région.

