Port sec de Ndayane : une opportunité stratégique pour Yenne et ses environs (Par Moussa Guèye)

Le projet de port sec prévu dans la zone de Ndayane, notamment à Yenne et dans les localités environnantes, suscite débats et interrogations.
Face aux inquiétudes exprimées, Moussa Guèye appelle les populations à une lecture sereine et constructive d’un projet qu’il juge porteur d’emplois, de développement local et d’opportunités durables.
Depuis l’annonce du projet de port sec à Ndayane, les discussions se multiplient à Yenne et dans les villages voisins.
Ces échanges sont légitimes. Ils traduisent l’attachement des populations à leur territoire et leur volonté de préserver leur cadre de vie. Mais ils doivent aussi s’appuyer sur une compréhension globale des enjeux économiques, sociaux et territoriaux.
Le projet de port sec s’inscrit dans une dynamique nationale de modernisation de la chaîne logistique, en complément du futur port de Ndayane et du Port autonome de Dakar. Il vise à rapprocher les activités de stockage, de transit et de traitement des marchandises des grands axes et des zones portuaires, afin de fluidifier le commerce et renforcer la compétitivité du pays.
Un levier de développement pour Yenne et les villages environnants
Pour Yenne, Bargny, Sendou, Diamniadio et les localités voisines, ce projet représente une opportunité réelle de transformation économique. La phase de construction mobilisera une main-d’œuvre locale importante. À terme, l’exploitation du port sec devrait générer de nombreux emplois directs et indirects dans la manutention, le transport, la sécurité, la maintenance, la restauration et les services.
Au-delà des emplois, l’implantation d’une plateforme logistique structurée peut stimuler l’économie locale : développement du commerce, émergence de petites entreprises, amélioration des infrastructures et attractivité accrue de la zone pour les investisseurs.
Rassurer, encadrer, impliquer
Les préoccupations exprimées par certaines populations doivent être entendues. Elles portent notamment sur l’occupation des terres, l’environnement et l’impact sur les activités traditionnelles. Ces questions appellent des réponses claires, un dialogue permanent et un encadrement strict du projet.
Le port sec n’est pas un projet informel. Il repose sur des accords validés par les autorités compétentes, avec des obligations précises en matière d’études d’impact, de délimitation des zones d’intervention, de mesures compensatoires et de suivi administratif. Cet encadrement offre des garanties que ne donne pas une occupation anarchique ou non contrôlée de l’espace.
Adhérer pour mieux peser
J’invite les populations de Yenne et des environs à adopter une démarche d’adhésion vigilante et constructive. Adhérer ne signifie pas renoncer à ses droits, mais participer activement au processus, poser les bonnes questions, exiger le respect des engagements et veiller à ce que les retombées bénéficient réellement aux communautés locales.
C’est par l’organisation, le dialogue et la participation que les populations pourront peser sur l’orientation du projet et en tirer le maximum de bénéfices.
Un choix stratégique pour l’avenir
Avec le développement du port de Ndayane et l’expansion de la zone économique, notre territoire est à un tournant historique. Refuser toute évolution serait une erreur. Accepter sans vigilance en serait une autre. La voie à privilégier est celle d’un développement encadré, inclusif et bénéfique à long terme.
Le port sec peut devenir un moteur de progrès pour Yenne et ses environs, à condition que chacun joue son rôle. C’est dans cet esprit que j’appelle les populations à une adhésion massive, responsable et consciente, pour construire ensemble un avenir plus prospère.
Moussa Guèye
Citoyen engagé
Observateur des questions foncières – Département de Rufisque



