Forum Régional Post CSW70 Le Forum Régional Post CSW70
L’union sacrée pour un droit des femmes durable

Khaliss Sène
Après plusieurs années de lutte pour le droit des femmes, les évènements récents liés aux conflits, les discours hostiles, le manque d’accès à la justice font craindre d’un recul des droits de la femme. C’est dans l’optique de conserver les acquis et l’amélioration des conditions de vie des femmes que le Bureau régional d’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, en partenariat avec le Woman in Law and Développement in Arica – Afrique de l’Ouest (WILDAO-AO) a tenu le Forum Régional Post CSW70 pour inviter les acteurs à travailler ensemble pour un résultat concret.
A la suite des engagements pris en New York, la place est maintenant à l’action pour un travail en synergie entre gouvernement, société civile, chercheurs, médias et secteur privé pour la protection et la mobilisation au profit des femmes et des filles pour l’accès à leurs droits. Selon Maxime Houinato, Directeur Régional, ONU Femmes Afrique de l’Ouest et du centre « ce Forum de levée d’amitié est le moment de passer des engagements aux actes ». Une feuille de route a été dégagée sur certains axes prioritaires notamment, l’accès à la justice, le droit à la santé reproductive, la transformation digitale, le financement de la justice genre, entre autres pour identifier des solutions palpables.
La multiplication des crises sécuritaire, humanitaire et climatique font subir les femmes les conséquences les plus lourds et renforcent leur vulnérabilité. Ce qui amène à une remise en cause des droits des femmes alors que des progrès ont été notés au cours des dernières décennies. C’est ainsi, qu’une action collective se trouve impérative avec l’implication des femmes. « Les organisations de femmes demeurent en premières ligne, elles accompagnent les survivantes de violences, elles facilitent l’accès à la justice, elles sensibilisent les communautés, documentent les violences des droits humains et portent la voix des droits de la femme dans les espaces de décisions » du point de vue de Antoinette Brou, coordonnatrice WILD-AO Afrique de l’Ouest.
Les médias à travers leur pouvoir d’inciter au changement, sont invités également à jouer un rôle important. C’est ainsi que Sanni Moumouni Seibou de la WADR affirme que « Dans la responsabilité des journalistes, il y a aussi la protection des droits. Au regard de ce qui se passe, aujourd’hui plus qu’hier je pense que les médias doivent s’engager d’avantages sur les questions de genre ». En poursuivant, il appel à plus de sensibilité aux droits des femmes dans les lignes éditoriales car déclare-t-il « les démarches faites pour la pacification du Sahel peut être aussi passé par les femmes qui détiennent un pouvoir important de parler à des gens insoupçonnées qui sont parmi les belligérants et il faut utiliser cela aussi pour faire évoluer le récit et le narratif ».
Pour parler d’une même langue, l’implication de tous les acteurs est nécessaire pour atteindre les objectifs en matière de droits des femmes. Mireille Kamitatu, Directrice régionale adjointe ONU femme de l’Afrique de l’Ouest et du Centre parle d’un « processus de création ou ONU Femme crée un espace où tous les acteurs, gouvernement, société civile, partenaire vont ensemble définir dans ces recommandations quelles sont les priorités pour la région, qu’est-ce qu’ensemble nous allons mettre en œuvre et quelles ressources nous avons besoins, où allons-nous les trouver et ensemble, nous allons les mettre en œuvre »

