Macky Sall, s’il est élu secrétaire général de l’ONU, toucherait près de 20 millions FCFA par mois, 4 fois le salaire du président sénégalais
New York, États-Unis – Depuis le 20 juillet 2026, la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies est officiellement portée par le Sénégal. Une fonction qui, au-delà de son poids diplomatique, s’accompagne d’une rémunération significative.
D’après les informations de Senenews, le salaire annuel du secrétaire général de l’ONU est estimé à environ 418 000 dollars, soit entre 239 et 240 millions de FCFA. Cela représente près de 20 millions de FCFA par mois, sans compter les indemnités, le logement de fonction et autres avantages liés au statut.
Ce montant contraste fortement avec le traitement du chef de l’État sénégalais. Selon sa déclaration de patrimoine, le président Bassirou Diomaye Faye perçoit un salaire mensuel de 4,8 millions de FCFA, soit environ quatre fois moins que la rémunération envisagée pour le futur patron de l’ONU.
La course à la succession d’António Guterres, dont le mandat s’achève le 31 décembre 2026, met en lice cinq candidats déclarés : outre Macky Sall, figurent la Chilienne Michelle Bachelet, l’Argentin Rafael Grossi, la Costaricaine Rebeca Grynspan et l’Argentine Virginia Gamba. Dans ce contexte, une étude menée en mars 2026 par l’économiste-statisticien Ibrahima Diouf (Dilam Group/OpineSen) attribuait à l’ancien président sénégalais un indice de légitimité internationale de 7,4 sur 10. Cependant, le consensus africain a été fragilisé par une objection procédurale du Nigeria, pointée par le Dr Abdoul Latif Aïdara, directeur général du CISPAIX, dans une analyse parue fin mars.
Le futur secrétaire général sera nommé par l’Assemblée générale des Nations unies sur recommandation du Conseil de sécurité, où chacun des cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) dispose d’un droit de veto. Si sa candidature aboutit, Macky Sall prendrait ses fonctions le 1er janvier 2027 pour un mandat de cinq ans renouvelable. Le processus de désignation, lancé le 25 novembre 2025 à New York, doit encore passer par des consultations informelles du Conseil de sécurité avant qu’un nom ne soit soumis au vote de l’Assemblée générale.



