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6,7 % de croissance en 2025 : la BCEAO salue la résilience de l’UEMOA

Dakar a accueilli mercredi la cérémonie de présentation du rapport annuel 2025 de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Le gouverneur Jean-Claude Kassi Brou a annoncé un taux de croissance de 6,7 % dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), un niveau qu’il juge révélateur de la « résilience » des huit pays membres face aux chocs extérieurs, a constaté l’APS.

Cette performance, a-t-il détaillé, s’appuie sur le dynamisme des activités de services, l’essor des industries extractives et une campagne agricole plus favorable que celle de 2024. Le tout dans un environnement international perturbé par les tensions géopolitiques, la fragmentation des échanges et la volatilité des marchés.

En 2025, l’inflation dans l’espace UEMOA s’est établie à 0 % en moyenne annuelle, contre 3,5 % un an plus tôt. Une décrue attribuée à la baisse des prix mondiaux des produits alimentaires et énergétiques importés, ainsi qu’à l’amélioration de l’offre locale.

Forte de cette désinflation, la BCEAO a assoupli sa politique monétaire en juin 2025. Le taux directeur est passé de 3,50 % à 3,25 %, et le taux du guichet de prêt marginal de 5,50 % à 5,25 %. L’objectif : soutenir le financement de l’économie tout en préservant la stabilité des prix. Les crédits au secteur privé ont ainsi crû de 5,6 % sur l’année, contre 3,6 % en 2024, tandis que les concours aux États ont progressé de 7,8 %.

Le rapport souligne aussi la bonne tenue du système bancaire, avec des ratios de solvabilité supérieurs au minimum exigé. La microfinance a poursuivi son expansion, enregistrant une hausse de 13,6 % des dépôts collectés et de 9 % des crédits distribués.

L’innovation a marqué 2025 avec le lancement officiel de la Plateforme interopérable du système de paiement instantané (PI-SPI). « Cette infrastructure rend les transactions plus rapides, plus accessibles, moins coûteuses et plus sécurisées », a déclaré le gouverneur, qui a aussi évoqué la révision du taux d’usure par le Conseil des ministres de l’UEMOA.

En amont, fin mars, les ministres des Finances de l’union, réunis à Dakar sous la présidence du ministre burkinabè de l’Économie, Aboubakar Nacanabo, avaient déjà appelé à une posture anticipative face aux chocs mondiaux, insistant sur la nécessité de préserver les équilibres macroéconomiques.

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