54 migrants, dont des Sénégalais, débarquent à El Hierro après 11 jours en mer
L’arrivée de 54 migrants aux Canaries, jeudi 29 juillet 2026, illustre la persistance de la route atlantique. Parmi eux, six femmes. L’embarcation de fortune, partie de Guinée-Bissau, comptait à son bord des ressortissants sénégalais, gambiens et guinéens.
Le sauvetage a eu lieu au large d’El Hierro. D’après les informations de l’agence EFE, les navires de sauvetage Navia et Dipdha, affrétés par Salvamento Marítimo, ont intercepté la pirogue alors qu’elle se trouvait à moins de deux kilomètres des côtes. Le radar de surveillance côtière SIVE avait détecté l’embarcation peu avant.
Les migrants ont confié aux secouristes qu’ils avaient quitté la Guinée-Bissau onze jours plus tôt. Une traversée éprouvante sur l’une des routes migratoires les plus longues de l’Atlantique. Si la plupart étaient en bonne santé, un passager a dû être transféré vers l’hôpital de l’île pour des soins.
Cette arrivée intervient dans un contexte de forte pression migratoire sur les enclaves espagnoles. Quelques jours plus tôt, Ceuta avait été le théâtre d’une crise sans précédent : 34 morts et près de 60 000 entrées, selon le président de la ville autonome, Juan Vivas. Les arrivées par la route atlantique se poursuivent cependant, El Hierro devenant une porte d’entrée régulière.
Les 53 autres occupants de la pirogue ont été conduits au Centre d’Accueil Temporaire pour Étrangers (CATE) de San Andrés, à Valverde, en attendant leur transfert vers d’autres structures. Le Dakarois 221 a appris que les six femmes ont été placées dans un module séparé au sein du CATE.
