A la UneACTUALITESSOCIETE

Cedeao distribution de l’Energie

il faut sauver le Wapp

Alain Savary 

La crise financière que traverse WAPP (Système d’Échanges d’Énergie Électrique Ouest Africain) une institution spécialisée de la CEDEAO, créée pour intégrer les réseaux électriques nationaux dans un marché régional unifié de l  ‘électricité a été évoquée lors de la rencontre des députés du Parlement de la CEDEAO ce lundi à Dakar. Une nouvelle alarmante car l’objectif  du West African Power Pool (WAPP) est d’assurer un approvisionnement en énergie électrique régulier, fiable et à un coût compétitif      pour les populations des États membres de la CEDEAO. Le WAPP a pour mission de promouvoir et développer des infrastructures de production et de transport d’énergie électrique, ainsi que de coordonner les échanges d’énergie entre les pays membres. Son financement dépend essentiellement des cotisations membres de la CEDEAO. Il y a quelques jours face à la multiplication des coupures d’électricité dans plusieurs pays ouest-africains, le WAPP a fait un communiqué pour indiquer que lperturbations que certains pays de la sous région connaissaient étaient liées à une combinaison de facteurs.

La forte demande en électricité, l’indisponibilité d’importantes unités de production ainsi que de facteurs saisonniers ont impacté la production hydraulique. Ces contraintes ont conduit plusieurs États membres à mettre en place des programmes de délestage afin de préserver la stabilité de leurs réseaux.

Pour limiter les conséquences de cette crise énergétique, les gestionnaires des réseaux de transport et les sociétés nationales d’électricité ont engagé des mesures exceptionnelles destinées à maintenir l’équilibre des systèmes électriques et à réduire l’impact des interruptions sur les populations et les activités économiques.

Malgré ces difficultés, le WAPP a souligné que les interconnexions électriques régionales continuent de jouer un rôle crucial. L’organisation affirme que les échanges transfrontaliers d’électricité ont permis, dans plusieurs cas, de réduire l’ampleur des coupures et de renforcer la résilience des réseaux nationaux.

Elle a  par ailleurs révélé qu’une demande record de plus de 16 000 MW a récemment été enregistrée à l’échelle du réseau régional.

Une situation qui met en lumière les défis auxquels fait face l’Afrique de l’Ouest en matière d’approvisionnement énergétique. Pour le WAPP, elle démontre surtout l’urgence d’accélérer les investissements dans les infrastructures de production, de transport et d’interconnexion afin de renforcer la sécurité énergétique de la région et d’accompagner l’intégration croissante des énergies renouvelables.

L’organisation assure enfin rester mobilisée aux côtés de ses États membres pour garantir, à terme, un approvisionnement électrique « plus fiable, durable et résilient » au bénéfice des populations ouest-africaines.

La mise en œuvre du Wapp est d’importance donc et et cette organisation mérite un traitement de première main.

 

Hier des élus et autorités publiques de pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont souligné la nécessité d’accélérer le développement des énergies renouvelables pour renforcer l’électrification rurale et soutenir la transformation des économies locales.

L’Afrique de l’Ouest se doit d’engager « une véritable révolution souverainiste » pour faire face aux défis du chômage, de la pauvreté et du sous-développement, a souligné, à cette occasion, le député Guy Marius Sagna, chef  de la délégation du Sééngal.

Il a rappelé que l’accès à une électricité suffisante et abordable constitue une condition essentielle du développement économique et social.

Guy Marius a relevé qu’il « Il est impossible de régler durablement la problématique du chômage sans disposer d’une électricité suffisante et accessible à un coût abordable », appelant les États de la région à investir davantage dans le solaire, l’éolien et l’hydroélectricité.

Le parlementaire sénégalais a également plaidé pour une meilleure gouvernance des ressources publiques, afin de renforcer les financements destinés à l’électrification rurale.

La coprésidente de la commission mixte du Parlement de la CEDEAO, l’honorable Fanta Condé, a relevé pour sa part que moins de 40 % des populations rurales ont accès à l’électricité dans plusieurs pays de la sous-région, un taux qui reste inférieur à 10 % dans certaines zones reculées.

« Des millions de nos concitoyens vivent encore sans éclairage adéquat, sans possibilité de conserver leurs récoltes ou de développer des activités génératrices de revenus », a-t-elle déploré.

Fanta Conté a toutefois rappelé que l’Afrique de l’Ouest dispose d’importantes ressources énergétiques, avec plus de 25 000 mégawatts de potentiel hydroélectrique, un ensoleillement parmi les plus élevés au monde ainsi qu’un potentiel éolien et de biomasse encore largement sous-exploité.

Elle  a insisté sur le rôle des parlementaires dans la transposition des politiques régionales relatives aux énergies renouvelables dans les législations nationales, ainsi que dans la mobilisation des ressources budgétaires nécessaires à l’électrification rurale.

Le représentant du ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Mamadou Moustapha Seck, a quant à lui invité les parlementaires à soutenir davantage les mécanismes régionaux mis en place par la CEDEAO dans le domaine énergétique.

Il a mis en exergue le rôle du  Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la CEDEAO (ECREEE), l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité (ARREC) et le Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (EEEOA/WAPP).

Il  a également attiré l’attention sur les difficultés financières rencontrées par le WAPP et appelé les parlementaires à mener un plaidoyer en faveur de sa consolidation.

Le représentant président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Babacar Ndiaye a souligné que l’électrification rurale constitue l’un des leviers les plus puissants pour accélérer le développement inclusif dans l’espace communautaire.

Il a cité les exemples du Sénégal, du Cap-Vert, du Niger et de la Côte d’Ivoire, où les investissements dans les énergies renouvelables ont permis d’améliorer l’accès à l’électricité, de soutenir les activités économiques locales et de réduire les disparités territoriales.

Billay G. Tunkara, intervenant au nom de la présidente du Parlement de la CEDEAO, a appelé les États membres à renforcer leur coopération, afin de relever les défis liés au financement des infrastructures, au transfert de technologies et au développement des compétences techniques.

« l’intégration énergétique régionale constitue un facteur clé de réussite. Aucun État ne pourra relever seul les défis énergétiques auxquels nous sommes confrontés », a affirmé Bilal Tunkara, quatrième vice-président du Parlement de la CEDEAO, à l’ouverture officielle de la rencontre.

Cette session du Parlement de la CEDEAO sera cloturée vendredi. D’importantes communications sont attendues les prochains jour une bonne information des députés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page